DE GOLDEN BAY AU MILFORD SOUND

GOLDEN BAY

Lundi 30 janvier 2017

Après notre belle excursion de trois jours dans le parc national Abel Tasman, nous décidons de nous rendre un peu plus au Nord, en rejoignant Takaka (à Golden Bay), afin d’aller découvrir de nos propres yeux les “Te Waikoropupū Springs” (aussi appelées “Pupū Springs”) qui se trouvent être parmi les eaux les plus limpides du monde. L’eau est si claire qu’il est possible d’y voir jusqu’à 63 mètres de profondeur !
(Les “Te Waikoropupū Springs” sont également les plus grandes sources d’eau douce en Nouvelle-Zélande et les plus grandes sources d’eau froide de l’hémisphère sud)

Un sentier de bois d’environ un kilomètre très agréable nous mène jusqu’à la source d’eau.
Un grand lac nous fait alors face et il nous suffit de simplement baisser les yeux pour contempler une eau magnifique, turquoise et transparente.

L’endroit est sacré pour les Maoris, et il est donc interdit d’interférer avec cette eau, de quelque façon que ce soit : il n’y a alors pas le droit de se baigner, de pêcher, de boire ou même de toucher l’eau.  (Il est également interdit de manger ou de fumer dans les lieux considérés comme sacrés).

Pupu Springs Golden Bay Eaux les plus limpides du monde

Nous passons environ vingt minutes à observer la source d’une pureté incroyable puis nous nous remettons en route, direction les glaciers Fox et Franz Josef, en longeant la côte Ouest.

WEST COAST

Mercredi 1er février 2017

Avant d’atteindre les glaciers, nous faisons une petite pause imprévue sur le trajet afin de jouer aux apprentis chercheurs d’or.
Nous nous arrêtons auprès d’une rivière dans laquelle de l’or était régulièrement recherchée, rebroussons nos pantalons et plongeons nos pieds dans l’eau froide, en quête du précieux métal.

Alors que nous ne pensions absolument rien trouver, nous sommes finalement tout heureux de saisir des toutes petites miettes d’or.

Vincent cherche de l'or West Coast

Récolte or

Notre (presque) glorieuse récolte !

Après plus d’une heure, nous décidons de repartir mais notre fidèle voiture n’est pas du même avis et en décide autrement.
Alors que nous souhaitons faire demi-tour, celle-ci s’embourbe dans la terre proche de la rivière, et n’arrive plus à en sortir. La pente est extrêmement faible, mais la mollesse du terrain suffit pour l’empêcher de se dépêtrer.
Nous tentons alors, durant plus d’une heure, de l’aider à repartir mais en vain. Nous essayons différentes façons de démarrer, nous mettons des graviers sous les roues, de l’herbe, du bois, je tente de la pousser, …  mais rien n’y fait.

La voiture n’avance pas, au contraire. Elle recule de plus en plus, se rapprochant chaque fois davantage du bord de la rivière.
Lorsque sa roue arrière n’est plus qu’à quelques centimètres de la chute, nous décidons d’arrêter nos tentatives et de partir à la recherche d’une aide. Elle est si peu embourbée qu’une simple voiture suffirait.

Nous passons alors une nouvelle heure en quête d’une âme bienveillante, mais la recherche n’est pas si évidente que cela. Les quelques personnes qui ne seraient pas contre le fait de nous aider travaillent, ou n’ont pas de corde pour rattacher les deux voitures, ou sont tout simplement à pied…  Les autres nous ignorent et certains refusent même de nous écouter et/ou coupent court à la conversation tandis que nous commençons à leur parler.

Alors que nous sommes sur le point de perdre espoir, une femme vient à notre rencontre et nous propose son aide. Elle est extrêmement gentille, nous emmène jusque chez elle où son mari (tout aussi gentil) se fait un plaisir de prendre le relais. Nous montons dans son pick-up et le guidons auprès de notre voiture qu’il remet sur le chemin en quelques minutes.
Nous le remercions une bonne dizaine de fois puis lui proposons de lui offrir une bière ou un peu d’argent mais il refuse, amusé.

Après quoi, nous quittons les bords de rivière et reprenons la direction des glaciers.

GLACIER FRANZ JOSEF

Jeudi 02 février 2017

Nous commençons notre visite par le glacier Franz Josef.
Nos ampoules, datant de quelques jours, sont encore sensibles et nous nous contentons donc de deux petites randonnées qui donnent vue sur le mont.
Malheureusement, le ciel est gris et nuageux, et le glacier est peu visible.

Glacier Franz JosefGlacier Franz Josef

Mais, en regardant la carte des randonnées possibles dans les environs, nous en voyons une autre qui nous tente. Celle-ci ne concerne pas vraiment le glacier mais nous mène dans un long tunnel à parcourir, les pieds dans l’eau. Il n’y a malheureusement par d’information le concernant, mais ce dernier servait apparemment de passage aux mineurs.

Après quarante minutes de marche au travers d’une forêt, nous atteignons l’entrée du tunnel.
Nous troquons nos baskets contre nos tongs et, ne sachant l’importance de l’humidité à l’intérieur, nous enfilons nos doudounes et nos magnifiques ponchos.
Nous avons désormais l’air d’ahuris, de lutins ou de membres du klux klux klan  -en version plus joyeuse-  (au choix), mais nous sommes surtout prêts à nous plonger dans l’obscurité, curieux de découvrir ce qui s’y cache.

Randonnée poncho de survie

Nous mettons environ dix minutes à parcourir les 500 mètres du tunnel, les pieds dans l’eau froide. Celui-ci est plongé dans le noir le plus total, et nous nous déplaçons donc à l’aide de nos lampes frontales.
D’énormes criquets (que nous avons d’abord pris pour de grosses araignées) se trouvent sur les parois, principalement au-dessus de nos têtes, et nous devons faire attention pour ne pas les éclairer. En effet, lorsque le faisceau lumineux de nos lampes les ébloui, les (gros) insectes paniquent et tombent non loin de nous, dans l’eau.

Arrivés au milieu du tunnel, nous éteignons nos lampes et pouvons alors observer les quelques vers luisants qui nous entourent, de plus en plus visibles au fil des minutes.
À la fin des 500 mètres, un nouveau tunnel nous fait face, mais son entrée est condamnée.
Nous restons alors plusieurs minutes à apprécier l’endroit, entourés d’arbres et de fougères. Puis nous faisons demi-tour.

Nous avons de l’eau jusqu’aux chevilles et nos pieds commencent à être vraiment très froids lorsque nous rejoignons de nouveau la lumière du jour.
Nous remettons (avec plaisir) nos baskets et re-parcourons les quarante (et agréables) minutes de marche, en sens inverse.

Forêt Tatare Tunnels Walk

GLACIER FOX

Vendredi 03 février 2017

Le beau temps n’est toujours pas au rendez-vous, mais nous décidons de tout de même partir à la rencontre du glacier Fox, situé quelques kilomètres plus loin.

Nous souhaitons faire deux marches afin d’avoir différents points de vue sur le mont.
Le sentier que nous empruntons en premier est censé nous emmener au plus près du glacier. Mais, lorsque nous arrivons en bout de chemin, nous sommes surpris de finalement nous trouver si “loin” du glacier. Celui-si se trouve à plusieurs centaines de mètres de nous et il n’est pas possible de s’en approche davantage. En effet, des barrières sont mises en place et il n’est pas autorisé d’aller au-delà par mesure de sécurité à cause des éboulements de pierres apparemment fréquents.
(Un panneau ne manque pas de nous informer sur les nombreuses personnes qui sont mortes en ayant décidé d’ignorer le danger)

Les deux seules façons de s’en rapprocher sont payantes : à pied, en étant accompagné d’un guide. Ou en hélicoptère, où ce dernier vous dépose au sommet.
Nous nous contentons donc de l’observer d’où nous sommes, malgré la présence importante de nuages (et le perpétuel vrombissement des hélicoptères…).

Franz Joseph glacier Franz Joseph glacier

Puis, nous nous éloignons de plusieurs kilomètres pour nous diriger vers une forêt. Celle-ci entoure un lac d’où plusieurs points de vue sont parfois observables.
Nous parcourons ainsi les 2,6 kilomètres, en nous arrêtant par moment pour contempler le glacier et son reflet dans l’eau, mais le ciel gris et nuageux camoufle presque entièrement le panorama.

Franz Joseph glacier

QUEENSTOWN

Samedi 04 février 2017

Le lendemain, nous nous rendons à Queenstown, une ville souvent décrite comme très plaisante.
Le soleil est (enfin) parmi nous et c’est un vrai plaisir de découvrir cette ville sous un ciel bleu. Celle-ci est agréable et verdoyante, nichée au bord d’un grand lac.

Nous y passons quelques heures, en nous baladant dans les allées du marché extérieur, parmi les stands divers et variés (photographies, savons, horloges, peintures, etc…).
Puis, après nous être arrêtés trente bonnes minutes pour regarder le spectacle de rue d’un humoriste très amusant, nous décidons d’aller déguster une pizza sur le grand terrain d’herbe situé au cœur de la ville. Assis au soleil, nous profitons du moment en écoutant la chanson que chante (et joue, à l’aide sa guitare) un musicien, situé sur une estrade à quelques mètres de nous.

La ville est vraiment très agréable et c’est avec plaisir que nous y restons plusieurs heures avant de repartir, direction le fameux fjord Milford Sound.

Queenstown

MILFORD SOUND

Jeudi 09 février 2017

Après plusieurs jours à attendre une journée ensoleillée, nous décidons de nous rendre (enfin) au fjord le plus célèbre de Nouvelle-Zélande, le Milford Sound.
La route qui y mène, slalomant parmi les arbres d’une forêt, est très belle et nous y prévoyons plusieurs arrêts pour le retour.
Nous traversons l’Homer Tunnel, d’une longueur de 1 200 mètres (ayant été creusé en dix huit ans pour ainsi se terminer en 1953) puis nous arrivons peu de temps après au bord de l’eau.

Les seules possibilités de découvrir réellement le fjord sont de s’y engouffrer sur un bateau de croisière et/ou en canoë kayak, ou de le survoler en hélicoptère. Mais c’est malheureusement très cher.
Nous décidons donc de faire deux marches, la première nous offrant une belle vue dégagée sur la vallée, et la deuxième nous permettant de s’en approcher au plus près.
Malheureusement, une masse de nuages est retenue par les nombreux monts qui nous entourent et le ciel est donc couvert et gris.
C’est très probablement moins beau et spectaculaire que sous un ciel bleu et éclatant, mais nous profitons tout de même de l’endroit et du panorama qui nous fait face.

Milford Sound Milford Sound

Puis, après une petite pause où nous dégustons un bon café et un bon chocolat chaud (au lait de soja), nous reprenons la route en sens inverse, où quelques marches et points d’intérêt nous attendent (désormais sous un ciel à peu près bleu).

La route est superbe et les points de vue sont parfois magnifiques.

Même si nous n’avons pas vu le Milford Sound aussi bien que ce que nous aurions voulu, le trajet pour s’y rendre en vaut largement la peine, et nous a beaucoup plu !

Milford Sound Road

Un (magnifique) kea, le seul perroquet montagnard au monde !

Milford Sound Milford Sound Milford Sound Road Milford Sound Lac Milford Sound

Et n’hésite pas non plus à nous laisser un petit commentaire 😀

2 réponses
  1. Sandrine
    Sandrine dit :
    Très bon article qui m’a bien fait rire !

    Entre la voiture embourbée, et vos ponchos orange.
    Moi je dirais que vous avez plus l’air de lutins.. Dans tous les cas c’est ridicule ! 😀
    Mais vous deviez être content de les avoir. Horrible les criquets !!! O_o Je comprends qu’au départ vous les ayez confondus avec de grosses araignées. C’est pas méchant mais je n’aurais pas été à l’aise… Dommage que sur la vidéo on ne puisse pas voir les lucioles.
    En tout cas c’est vraiment bien que vous mettiez des vidéos.
    J’ai bien rigolé en regardant celle de la voiture. Même si franchement la galère pendant 1h à essayer de la sortir, et encore 1h à trouver de l’aide…
    En voyant le sol, on ne s’imagine pas que vous puissiez vous embourber… Et parfois, plus on insiste et pire c’est. Mais ça va vous avez appliqué les bonnes méthodes j’ai l’impression. Même si ça n’aura pas suffit. Je suis déçue… Moi qui pensait que vous étiez des as du volant !

    Et sinon, magnifique vos escapades. La transparence de l’eau, c’est incroyable !! Ca donne envie d’y plonger quand même. Mais c’est sûrement en partie grâce à cette interdiction qu’elle reste si pure.

    Et ces montagnes ! Avec leurs champs de blés, leurs rivières et leurs lacs. Un appel à la détente.

    Même la ville a l’air très agréable. Le marché me fait plus penser un petit vide grenier peinard.
    Dans un bel environnement.

    Florian aurait adoré participer avec vous à la recherche de l’or !!! 😀
    Tant pis, vous serez riches une prochaine fois. Mais c’est bien déjà, vous ne repartez pas totalement bredouilles. Ca devait être marrant :p

  2. Maëva & Vincent
    Maëva & Vincent dit :
    : Haha oui, nos ponchos ne nous mettent pas vraiment en valeur ! ^^’ Mais ils sont biens, légers et font ce qu’on leur demande, c’est ce qui compte :p
    C’est vrai que c’est dommage pour les vers luisants.. J’ai tenté (dans les Abbey Caves, à Whangarei) de les prendre en photo, mais je n’y arrive pas, même en faisant des pauses très longues. Je n’ai que des petits points sur ma photo. Alors, prendre en vidéo.. n’y pensons même pas ! (Nous pensons peut-être nous acheter un bon caméscope pour filmer notre voyage, mais dans tous les cas nous n’aurons probablement jamais de vers luisants en vidéo)

    En effet pour la voiture, nos talents de pilote ne nous ont pas été d’une grande aide pour nous en sortir ! haha
    Mais c’était marrant quand même ! Tant que la voiture n’est pas abîmée et que nous nous portons bien, tout va bien !
    Pour Florian, c’est exactement ce que je disais à Vincent !!
    Car après, comme on est restés dans la région plusieurs jours, Vincent aimait bien aller chercher de l’or dans les rivières. Et je me disais souvent que Florian serait content s’il était avec nous, ils seraient sûrement allé chercher ensemble ^^

    Mais sinon oui, c’est vrai que la Nouvelle-Zélande est un très beau pays, avec des paysages divers et variés, et c’est très agréable de le visiter quand nous regardons que la nature et les animaux 🙂

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